Nous avons tous notre jardin secret. Pour ma part, je suis passionné par les avions de chasse. Une passion pour la philatélie aurait été plus simple, mais malheureusement, on ne choisit pas vraiment. Je me souviens que, petit, je ne sortais jamais sans avoir mon avion de chasse porte-bonheur au fond d'une poche. Je crois que peu de jouets ont été aussi rentabilisé que cet avion. Si cette passion s'est un peu adoucie au fil des années, je me suis fait la promesse qu'un jour, je monterais à bord d'un véritable appareil. Ce que j'ai finalement réalisée récemment, lors d'un vol en avion de chasse. Je l'ai fait à l'aéroport, et si le vol n'a duré que trente minutes, il a été particulièrement intense. Les émotions que j'ai pu avoir pendant ce vol continuent de me hanter. Vous l'avez peut-être noté : il existe une différence entre la théorie et la pratique. Je connaissais sur le bout des doigts les sensations qu'offre un avion de chasse : les facteurs de charge qui vous font peser presque six fois votre poids, l'apesanteur des G négatifs durant certaines figures, la nausée qui fait son apparition lorsqu'on continue trop longtemps sur le même rythme... J'avais beau savoir, je crois qu'on ne se rend pas réellement compte ; mais quand l'organisme est confronté à physiquement tout cela, on réalise que la théorie ne représente pas grand-chose tant qu'il n'est pas vécue à la réalité. Certains moments étaient tellement excessifs qu'ils en étaient carrément insupportables. Et je dois vous confesser que, même si j'ai adoré ce baptême, j'ai poussé un petit soupir de soulagement quand il a fallu rejoindre le plancher des vaches. Plus aurait été semblable à un certain After Eight dans les Monthy Python. Si vous fonctionnez comme moi à l'adrénaline, je vous invite vraiment à essayer le vol en avion de chasse. Je vous mets le site où j'ai déniché mon vol, si vous voulez jeter un oeil au programme des festivités. Je vous laisse lien pour en savoir plus sur ce baptême en avion de chasse.